Un jour (ou trois) à Nottingham

20 09 2008

FantasyCon, c’est une tradition.

Pendant les années 80 et une partie des années 90, j’y allais régulièrement. C’étaient les grandes années de l’Horreur moderne, et les habitués s’appelaient Charles Grant, Dennis Etchison, Ramsey Campbell, Karl Edward Wagner, Clive Barker, Chris Fowler, Steve Gallagher, et les débutants, Michael Marshall Smith, Graham Joyce, Nicholas Royle ou Mark Morris — et j’en passe beaucoup!

Mon retour à Bordeaux m’a un peu éloigné de ce pèlerinage annuel. Le Midlands Hotel de Birmingham a fermé en 1999 pour être relooké, signant la fin d’une époque. La FantasyCon a erré dans divers lieux, avant de s’installer à Nottingham, Cthulhu seul sait pourquoi! Non que la ville ne soit pas pittoresque (quoique un peu trop briquée et moderne par endroits, frôlant l’artificialité qui guette souvent les lieux touristiques). Mais question commodité, ça se discute. Un ami écossais doit descendre de l’extrême pointe de l’Écosse jusqu’à Londres pour prendre ensuite le train pour Nottingham. Je croyais qu’une telle centralisation sur la capitale n’existait qu’en France. J’ai mis deux mois à calculer mes possibilités d’emploi du temps et de transport, avant d’opter pour un Bordeaux-Luton par avion, enquillé sur un Luton-Nottingham par bus. Résultat, j’ai raté une bonne partie des activités du vendredi soir, excepté une intéressante causerie autour de William Hope Hodgson.

Ce qui laissait quasiment une seule journée de vraie convention, d’autant plus que le traditionnel banquet suivi de la remise des British Fantasy Awards avait été rapatrié du dimanche midi au samedi soir, laissant le dimanche un peu journée orpheline.

 

Mais foin de tout cela: FantasyCon est toujours un plaisir. On revoit des visages connus, on découvre des têtes neuves, on écoute des débats, on flâne dans la salle des bouquinistes en se jurant bien qu’on n’achètera rien (mais c’était avant de voir que PS Publishing faisait des prix spécial Convention sur ses nouveautés et certains Tartarus books. Argh). Le soir, après un banquet finalement bien meilleur que d’habitude (la rumeur veut que ce soit le menu de ces banquets qui ait valu à la Convention son registre de l’horreur), cérémonie de remise des BFA, suivie par la traditionnelle et légendaire Raffle — la Tombola. Des kilos de prix, donnés par de généreux sponsors ou des gens soucieux de se débarrasser de choses à l’intérêt plus discutable. Des piles de trilogies de Stephen Donaldson voisinent avec le pack de luxe BBC, des éditions limitées avec des nouveautés si abondantes qu’on en distribuerait presque un exemplaire à chacun des gens présents. Là aussi, je suis reparti avec beaucoup plus de poids que mon bagage ne pouvait en supporter.

 

Dans tout cela, je me suis retrouvé bombardé, sans trop savoir comment, représentant en France de la Convention mondiale d’Horreur qui se tiendra à Brighton en 2010. J’aurai le temps d’en reparler quand je saurai ce que ça représente vraiment, et je vais probablement créer une page pour cette convention dont le thème sera Brighton Shock!, mais pour résumer, je vais essayer de convaincre le plus de Français possible, des éditeurs aux écrivains, en passant par les lecteurs, de venir dignement représenter la tradition horrifique européenne, pour une convention qui représente la première incursion hors du territoire étasunien de cette institution. Ceux qui ont connu là-bas la Convention mondiale de SF en 1987 seront sans doute tentés.

 

Le journal des avanies. Les filles d’Orange avaient finalement raison: au bout de trois jours de performances tièdes, mon nouveau Mac Mini s’est décroché de la liaison avec la LiveBox, et a manifesté une profonde aversion à la reprise de contact. C’est là que je me suis aperçu que, sur les six ou sept réseaux locaux que détectait mon portable, le Mini n’en captait qu’un seul, la LiveBox, et de façon très sporadique. C’était donc bien un problème de carte Airport. Retour en Fgnacque, échange standard: la liaison a été rétablie chez moi sans le moindre problème. Tout est redevenu normal, après dix jours de chaos, dus à une bête panne non localisée.

Grmbl.


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