Sic Transit…

22 09 2008

 

J’ai débarqué à Londres hier. Dans tous les schémas d’avion qui me ramenaient de Nottingham, quelque chose clochait. En optant pour une halte à Londres (un instant, j’ai envisagé Bristol et, curieusement, la possibilité de Prague n’était pas si déraisonnable qu’on pourrait croire), je me suis offert un séjour dans une ville où je n’avais plus remis les pieds, sinon en escale aéroportuaire, depuis 2001! Insérer ici une banalité sur le passage du temps…

Première surprise à l’arrivée: le distributeur exige benoîtement £4 pour un ticket de métro entre Victoria et Baker Street. Les jours suivants, j’aurai la solution du ticket de journée, mais là, je suis bien obligé de m’exécuter. Comme accueil, on fait plus chaleureux. Décidément, le modèle économique anglais qu’on nous vante est rempli de détails délicieux.

Lundi et mardi vont passer en balades. Déjà écrasé par le fardeau des bouquins ramenés de FantasyCon, j’ai décidé de ne pas l’accroître. Je ne dérogerai que face à deux romans de fantasy trouvés à Forbidden Planet, où j’avais rendez-vous avec l’ami écossais qui faisait sa propre escale pour rentrer en Écosse — voir l’entrée précédente sur la commodité relative de Nottingham. The Broken Sword/L’Épée brisée de Poùl Anderson, annoncé à paraître chez le Bélial’, si je ne m’abuse, et A Voyage to Arcturus de David Linsay, jadis disponible en Présence du Futur. À l’aéroport, une fois ma valise enregistrée, je craque aussi pour le nouveau Ian Rankin, Doors Open et, vice, un CD au prix presque infamant, 99 pence: Revelation, Christopher Lee, le Dracula suprême, y pousse la chansonnette sur des airs de comédie musicale (L’homme de la Mancha et Oklahoma!), d’opéra (Carmen pour une Marche du Toréador aussi en version mix metal, si). Je ne résiste pas.

 

Mais bon. J’ai été traîner dans des recoins de Londres que je ne connaissais pas encore. J’ai bien dû perdre deux centimètres de hauteur à m’user les semelles à Puttney (un moment de calme au bord de la Tamise, face à un héron tranquille), Chelsea (très chic, trop chic), Cheyne Walk (affreusement bruyante, de nos jours, et fort remaniée: Carnaki ne retrouverait plus son domicile, écrasé par un lotissement), à Limehouse (Fu Manchu et ses sbires seraient instantanément repérés s’ils traînaient dans le secteur très yuppifié des quais, et le centre ville est tristoune. Même Ste-Anne-de-Limehouse, une église d’Hawksmoor, semble plus placide qu’inquiétante, et son cimetière aux tombes ravagées par les éléments est d’un calme fort reposant)

Je traîne aussi dans le quartier de Russell Square, pour reconstituer les lieux décrits dans la dernière nouvelle du cycle de Kane par Karl Edward Wagner. Les hôtels ont changé de nom depuis vingt ans, mais les pubs sont toujours solides au poste, Angleterre oblige! J’ai retrouvé, sur le côté de Southampton Row,  le Swan et le Queen’s Larder sur Cosmo Place, face à St-George-le-Martyr, et la petite Queen’s Place est pittoresque de jour, mais doit être moins charmante la nuit. Le théâtre de Shaftesbury Avenue où Cody Lennox, grand admirateur de Diana Rigg comme Karl lui-même, va voir la pièce Follies donne désormais Hairspray. Et bien sûr, si les travaux des ascenseurs de la station de métro Russell Square sont depuis longtemps finis, les escaliers existent toujours, avec une mise en garde contre l’épreuve de leurs 175 marches. Pour ceux qui ont lu la nouvelle dont je parle, l’idée de les descendre sera aussi peu attractive.

 

Pour le reste, la ville est en proie à des travaux de construction majeurs. La disparition du Swiss Centre de Leicester Square n’est pas une perte architecturale grave, mais quand même, ça fait un trou. Et je ne suis pas certain qu’il soit très folklorique de faire patronner la bannière d’entrée dans Chinatown par Lufthansa. Sur l’Embankment, exposition Dalí, ce qui donne des appariements curieux entre Big Ben et des éléphants à échasses ou des montres molles. Et Oxford Circus a subi de gros revers, ces derniers temps: avec ses magasins de souvenirs minables et ses façades décaties, elle est triste et dépenaillée comme un clochard rivé à sa bouteille pour se tenir chaud.

La parenthèse est finie, il va falloir reprendre le collier pour boucler les trados pour la fin de l’année, qui arrive à grands pas. C’était court, comme vacances.

***

J’ai remarqué que sur PC, les photos posées sur le texte pouvaient mordre sur le texte, malgré toutes mes précautions. Je vais arrêter d’en mettre, et si vous avez du mal à lire certaines lignes, diminuez ou augmentez la taille d’affichage des caractères. Parce que là, j’ai pas le temps de m’occuper de la mise en page — 747 pages du tome IV de Cendres à revoir en une semaine, et deux trados de volumes épais toujours en cours…


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