Bouclage

7 02 2009
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Charlatan Ball par Joe Casey et Andy Suriano

Deux minutes pour prendre un peu le temps de respirer.

C’est l’heure de boucler, je lis et je relis, je révise et je corrige, je précise des petits trucs qui, étonnamment, ont réussi à passer par maille jusqu’ici. Je ne surfe sur le Net que pour vérifier un mot ou une référence. C’est la partie que je déteste le plus. Celle où on aurait envie de remonter le temps, de revenir dix mois plus tôt et de tout recommencer à zéro, sachant ce qu’on a appris entre-temps, de façon à partir d’emblée sur des bases saines. En même temps, l’expérience m’a appris que je retomberais sur pas mal de tournures de la première version. To thine own self be true — de toute façon, on ne peut pas faire autrement.

Comme d’habitude en pareil cas, c’est le moment où arrivent des commandes parfois envoyées depuis longtemps. Aujourd’hui, un volume de l’excellente (mais hélas désormais défunte) série du Year’s Best Horror and Fantasy; The Golden Dreydl, un conte de fées pour enfants d’Ellen Kushner; et Maps & Legends, un recueil d’articles et d’essais par Michael Chabon, joli volume relié sous une triple jaquette ajourée. Les articles parlent d’Eisner, de l’American Flagg de Chaykin, et de M.R. James, entre autres sujets. Mais évidemment, je n’ai pas eu le temps de faire plus que de jeter un coup d’œil alléché. Avant-hier, c’était le Dragon in chains de Daniel Fox qui chutait dans ma boîte aux lettres, premier volume d’une trilogie asiatique (une sorte de Thaïlande parallèle, me semble-t-il) à l’écriture soignée. Celui-là me sert de livre de chevet depuis hier soir, et je me régale, pour l’instant.

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Maps and Legends — Michael Chabon

Je ne parle pas du DVD Dr Horrible’s Singalong Blog, ni du King Kong en Blu-Ray; j’ai regardé certains passages de ce dernier, et il semble que cette version extended, selon la bizarre géométrie de ces choses, souvent (l’exemple le plus frappant reste Ludwig/Le crépuscule des dieux de Visconti, infiniment plus passionnant dans sa version longue), fonctionne mieux que le montage cinéma. Je verrai ça quand j’aurai une vraie soirée à lui consacrer.

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Jersey Gods par Glen Brunswick et Dan McDaid

Plus la palanquée de comics de la semaine, notamment la poursuite de la trajectoire Marvel années soixante en version hallucinée de chez Image. Après Gødland qui traite Jack Kirby sous LSD, Charlatan Ball qui joue à Dr Strange remixé par le même Kirby, voici Jersey Gods qui, au premier coup d’œil, semble suggérer une curieuse version banlieusarde des New Gods. Mais je n’ai fait que jeter un regard transversal, il faudra confirmer.

Ça fonctionne comme ça: c’est quand on n’a pas le temps qu’il y a afflux de tentations.

Inutile de préciser que le strip est toujours dans les choux.

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