In Cthulhu we trust

20 04 2009

cthulhu-prez

Plus d’un mois depuis la dernière apparition. J’ai bien fait d’avertir que ce ne serait pas un de ces blogs qui sont alimentés plusieurs fois par jour dans un jaillissement toujours fécond de sujets captivants. Bon, j’ai plusieurs fois apporté des modifications au précédent billet, de façon à rectifier certaines imprécisions ou erreurs que j’avais pu commettre, et ajouter quelques détails çà et là, mais je suppose que ça ne compte pas tout à fait pareil.

J’ai été occupé.

Des trados, des corrections de trados, des révisions de trado. Tout ça pour des livres intéressants, certes. Mais en principe, ça devait se passer de façon moins chaotique. Et je voulais poster sur ce blog une étude comparée de deux cycles de fantasy non traduits en France et centrés sur le thème de la filiation. Il s’agissait de The Finnbranch, trilogie irlando/norroise énigmatique de Paul Hazel, et du Twilight of the Gods, trilogie norroiso/sumérienne pleine de trouvailles de Dennis Schmidt. Au bout du compte, j’ai dû arrêter. D’abord, parce que la trilogie de Hazel est très étrange, et que ce qui se passe au bout de vingt ou trente pages du deuxième volume m’a laissé tellement perplexe, que j’ai repris la lecture de la fin du tome précédent et du début de celui-ci, avant de constater que le temps filait et que d’autres urgences m’appelaient. Dommage: c’est une série assez dense et obscure (tant par son atmosphère que par sa lisibilité), mais elle possède également une écriture riche chargée en images fortes. Et je voudrais la finir; c’est un défi, désormais.

Le soir, avant de m’endormir, je lis Drood de Dan Simmons. Pour l’heure, j’attends un peu qu’il se passe quelque chose. J’en suis arrivé à la page 250, c’est ma foi fort bien documenté, mais en dehors des affaires conjugales de Dickens et des problèmes de goutte de Wilkie Collins, on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent. On ne s’ennuie pas vraiment, mais au bout de 250 pages, il ne serait pas totalement incongru qu’apparaisse un enjeu à l’affaire. Le voyage souterrain de Dickens dans les tréfonds de Londres déploie certes un fort pittoresque sordide, mais il manque encore à tout cela un peu de substance. De but. D’enjeu. Hors du fait, connu de tout le monde, que Dickens n’en a plus pour très longtemps et qu’il n’achèvera jamais Le Mystère d’Edwin Drood.

Et surtout, je révise mon Lovecraft, en vue de mon futur Les nombreuses vies de Cthulhu. Titre général de la série de « biographies » qui paraissent en Bibliothèque rouge — mais j’en suis arrivé à un point où je me demande si je ne vais pas parvenir même à justifier ce titre d’une façon inattendue. L’ensemble promet un méli-mélo assez dense, mais qui devrait être distrayant.

La première partie s’attachera au culte de Cthulhu à travers les âges, à l’incident de 1925 et à ses répercussions, ce qui devrait permettre des digressions amusantes sur la Ceinture de feu du Pacifique, une foultitude de mondes perdus, et le calamiteux mégalomane qui a failli déclencher la fin du monde par ses expériences puériles. Je n’étais pas mécontent de constater, en relisant le texte, que mes hypothèses venaient assez bien répondre à nombre de questions implicites chez Lovecraft… que je ne crois pas avoir vu posées ailleurs.

Ensuite, il sera question du bestiaire lovecraftien, sans doute vu par le prisme de l’Université du Miskatonic. Enfin, une brève histoire de la Terre, des temps précédant l’apparition d’une vie indigène jusqu’à la fin du monde, devrait conclure. J’aurais aimé pousser jusqu’à la fin de l’univers, mais la voie qui y mène entre en contradiction avec la chronologie laissée par Lovecraft. Dommage. Un autre chapitre de bibliophilie est également envisagé, ainsi que deux nouvelles où l’univers de Lovecraft rencontre/percute ceux d’autres auteurs assez typés.

Le plus dur va être de trouver des illustrations pour tout ça. Les éditions diverses et variées de Lovecraft devraient fournir un boisseau de couvertures, mais les paysages de Nouvelle-Angleterre et les bâtiments remarquables ne sont pas faciles à localiser.

Le plaisir, pour l’heure, consiste à relire des textes que je n’avais pas revisités depuis longtemps, même si j’en ai conservé un souvenir assez net. La couleur tombée du ciel, par exemple, reste un texte magnifique, sobre (pour du HPL!) et superbement mené dans sa description parallèle de la Nature et des déprédations d’un mystérieux météore.

J’ai un peu peur de me mettre au tricotage de tout ce matériel, mais il va bien falloir me lancer. En espérant ne pas louper mes mailles.

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