Il était temps…

9 09 2009

Encore quelques jours et les Beatles rataient l’époque du CD. J’aime bien les Beatles et naïvement, je me suis toujours dit qu’une intégrale finirait bien par sortir un jour, donc que j’allais attendre qu’elle paraisse pour les ajouter à ma discothèque. Je n’aurais pas pensé que ça prendrait aussi longtemps. Le prix est un peu fort — je veux bien croire que la remastérisation est un art délicat et minutieux, qui a exigé des sommes fabuleuses, mais je m’étonne toujours de voir certains articles sortir des deux côtés de l’Atlantique avec le même chiffre sur l’étiquette, alors que le dollar et l’euro sont loin d’être à parité, ces temps-ci.

C’est la traversée de l’océan qui coûte extrêmement cher, je présume.

Ou de la Manche.

Ou les réductions de prix qui sont arrêtées à la frontière française, comme un vulgaire nuage de Tchernobyl.

Ces temps-ci, quand je ne maugrée pas sur le prix des choses que j’achète sans qu’on m’y force, je termine la révision de la version préférée par l’auteur du Neverwhere de Neil Gaiman  — qui a pris nettement plus de temps que prévu. D’abord pour des problèmes de reins (ça va mieux, merci, après quelques séances où un dévoué kinésithérapeute m’a replié selon des angles lovecraftiens et a vérifié que mes os craquaient harmonieusement quand on les écrasait avec fermeté — j’exagère un brin, mais le résultat est probant), ensuite pour des problèmes de Cthulhu, et enfin pour des problèmes de révision — le texte n’est pas fondamentalement différent, mais entre les quelques paragraphes ajoutés par Gaiman, les quelques autres retirés, les modifications de détail qu’il a apportées ici ou là, et la refonte de moult détails et tournures de mon côté, l’ensemble a exigé pas mal de temps de lecture et de relecture, et me paraît désormais sortir d’un bain de Jouvence. Ça reste vraiment un de mes romans préférés de Gaiman. Un mélange savoureux de cocasse et de noirceur, des personnages qui semblent tirés à la fois de recueils poussiéreux de légendes et de dessins animés de Tex Avery, et un emploi inoubliable de la géographie et du légendaire londoniens.

Et de ma main qui reste libre, je me suis mis à l’harmonisation (et traduction de la conclusion) de la trilogie du Soldat des Brumes de Gene Wolfe. Le lecteur y gagne au change, littéralement: dès les premières pages, la valeur de la drachme tombe de cent oboles à seulement six!

Et puis au moins, je ne peux plus me plaindre de ne jamais changer d’ambiance!

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