Janvier est le mois le plus court

24 01 2010

Je ne sais pas à quoi ça tient: tous les ans, janvier est fini avant que j’aie pu me mettre dans les starting blocks pour l’année. Tous les ans. Ça en devient grotesque. Ma première hypothèse voudrait qu’après le chaos de décembre, les longues réflexions pour trouver des cadeaux ou un sujet pour la carte de vœux, pour achever les trados en cours, je me décontracte et, dans l’instant de détente ainsi créé, le mois décampe à grandes foulées.

C’est tellement ridicule que c’est une théorie qui me séduit assez.

Bref, nous voici avec un janvier quasiment épuisé, mes relectures pas aussi avancées qu’elles auraient dû l’être, Angoulême qui se pointe au tournant du prochain week-end — pour la première fois depuis six ou sept ans, je vais aller y faire un tour, c’est quasiment officiel, sauf chutes de neige, destruction des lignes tégévé ou déclaration de la loi martiale sur les Charentes avec interdiction d’y pénétrer. À part un débat au sujet vaste et flou de « Les gays dans les comics« , à 18h30 le samedi, dans la salle  Odéon du Théâtre municipal, où je me demande ce que je vais bien pouvoir raconter de pas trop ennuyeux, alors que les participants continuent à se défausser avec un bel entrain: exeunt José Villarubia et Marco Lupoi… Et puis une bédé à rendre dans les environs du mois de mars, dont le scénario se déchire en lambeaux à l’examen poussé, ce foutu strip que j’aimerais commencer, rien que pour la beauté du geste, histoire de dire que, si, parfois quand je dis quelque chose je le fais

En mars aussi, Brighton Shock. L’hôtel est (en principe) retenu, je me demande si je ne vais pas me payer une petite folie et rester ensuite deux ou trois jours à Bristol, pour le fun. Pour la suite, hors des projets déjà signalés précédemment, rien d’arrêté. Info qui tombe au moment où je poste ce texte, William Nolan ne pourra pas venir, mais à sa place l’on verra Brian Lumley et Dennis Etchison. D’un seul coup, je me retrouve vingt ans en arrière, à la grande époque des FantasyCon…

C’est peut-être de là que vient mon malaise de début de saison: alors que d’habitude l’année est balisée, 2010 s’annonce de façon plutôt dégagée. Trop.

Et dans tout ça, il faut que je case une sérieuse opération de remise à niveau de l’appartement: trouver murer le trou de souris (actuellement, je joue à Tom & Jerry avec l’Arsène Lupin des rongeurs: j’appâte une tapette avec du grain empoisonné et, quelle que soit ma tactique pour arrimer l’appât, la bestiole réussit à faire tout disparaître sans déclencher le piège. On doit admirer le doigté du bestiau, même si le fait qu’il accumule habilement des stocks de grain empoisonné trahit les limites de son intelligence diabolique), ranger le chaos croissant de livres et de comics qui exige classement sur les rayonnages de l’étagère d’où vont devoir calter des VHS sympathiques mais sans doute incasables sur eBay — des intégrales de Wild Palms, Twin Peaks ou Babylon 5 en PAL VO non sous-titrée, ça vous tente? — envisager la pose d’un parquet et peut-être des doubles vitrages sur l’arrière…

Voilà peut-être la raison de l’évanouissement subit du mois de janvier: c’est celui des bonnes résolutions, des plannings et des projets. Une tâche si vaste et démoralisante qu’on ne veut même pas y penser et qu’on ferme les yeux un instant. Qui dure à peu près un mois.

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