Un grandiose et inutile dérangement de matière et d’énergie

28 01 2010

King Aroo de Jack Kent

J’ai bouclé ma valise (mon sac, si vous tenez à pinailler), j’ai mes billets de train, j’ai refait la charge de mon portable (enfin, je risque de lui trouver un emploi), de mon iPod (pour le trajet aller-retour, essentiellement) et de mon appareil photo (je ne sais pas si je vais beaucoup l’utiliser). J’ai pris mes stylos, mes cartes de visite et mon livre d’or (au cas où).

Bref, je suis prêt à partir demain pour Angoulême.

Et en même temps, ça me déprime profondément. Je commence à soupçonner que l’âge me rend lentement agoraphobe. Chaque fois que je dois partir quelque part, je flippe. Rien d’intense, mais assez pour passer une semaine pénible avant le voyage proprement dit. Sur place, je serai sans doute plus détendu et plus heureux d’être là, mais pour l’heure, en plus de considérations moroses de toutes sortes, une question me taraude: qu’est-ce que je vais aller foutre trois jours à Angoulême? C’est une excellente question et je me remercie de me l’être posée. La réponse n’est pas aussi évidente. Bon, je vais voir du monde, ce qui me fera du bien; je vais peut-être admirer de jolies expos, ce qui n’est jamais désagréable; je vais me changer les idées et m’aérer la tête, ce qui n’est pas du luxe.

Encouragement supplémentaire: ce week-end est celui de la Folle journée de Nantes, consacrée cette année à Chopin. France-Musique suit l’événement par une programmation sur trois jours (le terme de Folle journée n’est plus strictement exact; ça dure une bonne partie de la semaine, à peu près comme le festival d’Angoulême). Trois jours de Chopin: au secours! Il devient salutaire que j’aille visiter les Charentes.

Mais quand même, j’ai cette vieille angoisse qui me serre la gorge et me répète que, finalement, je ferais mieux de terminer mes relectures de traductions et de ranger le capharnaüm qui règne chez moi. Le pire, c’est qu’elle n’a pas tout à fait tort.

Tant pis. On verra bien. La situation est désormais trop avancée, plus question de reculer. Demain, je serai à Angoulême. Et après-demain samedi 30, à 18h30, au Théâtre municipal, je serai l’un des participants au débat « Les gays dans les comics ». À la cadence où les pressentis se défaussent, je risque même d’être un des rares.

Je vais me prendre un gros pull-over, quand même…

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29 01 2010
Fulchibartemus dada

Bon voyage et bon séjour matelot !

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