Le roi Patrick d’Angoulême revient/ Portant ses bédés dans ses mains

1 02 2010

Hé bien, voilà! C’était vraiment pas la peine de faire toute cette comédie avant.

Ça s’est bien — quoique froidement — passé. Un peu plus de 48 heures de séjour à Angoulême. Il m’a semblé que la cohue était moindre que les années où j’y allais (six ans de hiatus, d’après mes calculs), mais le réseau portable semble avoir été saturé durant tout le festival, poussant même les organisateurs à conseiller aux gens de se donner rendez-vous de vive voix en des lieux précis, autant que possible, de façon à moins recourir aux portables. J’ai essayé les trois jours d’envoyer un texto qui n’est jamais parti…

J’ai vu quelques expos, dont la meilleure était Cent pour Cent, au tout nouveau Musée, de l’autre côté de la Charente, spacieux et douillet, avec des divans vastes et profonds pour s’asseoir et lire quelques albums mis à disposition. Des planches par Foster, Sterrett, Greg, Kirby (tiens, pas de Ditko, j’y pense) ou Franquin, des répliques (il s’agissait pour des dessinateurs actuels de « répondre » , de « réinterpréter » ou de « réagir » à une planche classique du fonds du Musée) par Frank Pé, Goossens (un désopilant prolongement à une scène classique du Sceptre d’Ottokar). Vu aussi les expos Blutch, Fabio, Dessin d’humour, Martin Vaughn-James, et, au Musée, la collection permanente.

Vu pas mal de monde, attendu et inattendu (notamment Étienne Barillier, l’auteur des Nombreuses Vies de Fantômas chez les moutons électriques, ou David Boller, dessinateur suisse parti dix-sept ans gagner sa vie aux USA, chez Caliber ou Marvel, entre autres. Vu aussi des Finnois, dont Ilpo Koskela, devenu le nouveau directeur du festival de Kemi, qui m’ont suggéré que, si l’absence de neige expliquait mon manque d’envie de visiter le festival de Kemi maintenant qu’il se déroule en mai, peut-être que la présence du soleil de minuit compenserait l’absence de neige. J’avoue que l’argument a du poids.

J’ai un peu causé à la table ronde Les gays dans les comix…en fait, j’en ai moins dit que je n’en avais l’intention, mais Jean-Paul Jennequin me paiera ça un jour.

J’ai bavé pendant deux jours devant des planches originales en vente à un prix assez élevé mais plutôt raisonnable (deux mille euros pour une planche du Spirit de 1949) avant de céder à la tentation et de m’offrir par surprise un petit strip du Johnny Hazard de Frank Robbins. Il y avait aussi du joli Greg, mais là encore, un peu trop cher pour qu’il soit bien raisonnable que je me laisse aller.

J’étais logé à vingt minutes à pied du Musée, mais je me suis perdu plusieurs fois avant de trouver le trajet idéal — évidemment, lors de mon dernier parcours — ce qui m’a permis de profiter de la campagne et des ambiances nocturnes sur les divers voyages d’aller et retour que j’ai pu faire. Le dimanche matin, entre le soleil, un reste de brume et des végétaux bien engivrés, l’atmosphère était assez agréable — plus que la veille où la neige tombait à gros flocons gras et humides. Typiquement, les bus m’ont esquivé avec une maestria digne de tous les éloges.

Quelques fotos ici pour donner un échantillonnage de mon séjour. Je vais peut-être reprendre l’habitude d’aller y traîner, ça m’a sorti de chez moi et changé les idées, ce n’est pas à négliger.

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6 responses

1 02 2010
Gino

J’ai appelé et reçu des coups de fils sans cesse sans problème pendant deux jours…. Etrange.

1 02 2010
mantichore

Les barres de signal étaient obstinément fixées à la première. En même temps, quand j’appelais, ça fonctionnait toujours. Mon problème de texto venait peut-être du numéro que je cherchais à joindre. Mais j’ai entendu autour de moi des gens rapporter qu’ils avaient eu des problèmes. Et j’ai reçu sur mon fixe un appel glougloutant d’un débile dans une boîte, vers une heure du matin: était-ce un fêtard angoulêmois en état d’ébriété qui s’est mélangé les touches? Mystère, c’était incompréhensible…

1 02 2010
Barbartemus dada

Le roi (Patrick) était-il nu ?

1 02 2010
mantichore

T’as vu la température ambiante? Peu de chances.

Non, c’est une allusion à la chanson connue: Le roi Renaud de guerre revient/Portant ses tripes dans ses mains

2 02 2010
Jean-Paul Jennequin

Tu n’as pas mentionné le petit fromage orphelin que tu as adopté ! Est-ce qu’il s’habitue à sa nouvelle maison ?

2 02 2010
mantichore

Inutile qu’il s’habitue, il n’est pas ici pour longtemps, parce qu’il est très bon, surtout avec du pain frais. J’en ai un peu causé sur Superpouvoir, mais ici, c’était pas facile à mentionner au passage.

(Fourbe!)

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