La fête du chien mort

28 03 2010

Toutes les bonnes choses ont une fin.

Dennis Etchison...

...et Kim Newman, visiblement ému.

Ce matin se déroulaient les derniers débats. J’en ai suivi trois, dans la foulée. D’abord, l’interview de Dennis Etchison par Kim Newman — totalement hilarante, nous avons eu droit à la touchante anecdote du cochon qui parle (un événement qui a profondément marqué Etchison, je vous raconterai peut-être ça un jour, si j’ai l’occasion), celle du clavier sans lettres, et il a parlé de Rampage, un magazine sur le catch rempli d’articles par des gens comme lui, comme Douglas Winter et Scott Edelman.

Plus d’une fois, la salle a été tordue de rire, ce qui n’étonnera que les gens qui n’ont jamais rencontré d’écrivains d’horreur.

J’ai enchaîné sur une présentation en diapos de Les Edwards sur sa carrière, passionnante et souvent cocasse — la façon dont il a adapté deux histoires de Clive Barker pour Eclipse comics, en n’ayant jamais fait de bédé auparavant (mais conseillé par John Bolton quand même) est assez étonnante, d’autant plus que le résultat est loin d’être déshonorant: pendant qu’il dessinait Son of Celluloid, Clive Barker lui a demandé de faire l’affiche de Cabal. S’étant renseigné chez Eclipse pour savoir s’il pouvait prendre un peu de temps pour remplir cette commande, il s’est entendu dire: « Nous n’avons pas l’habitude de dessinateurs aussi productifs que vous. Vous êtes énormément en avance sur nos prévisions, par rapport aux artistes avec qui nous travaillons d’habitude. Donc, allez-y, pas de problème, prenez le temps qu’il vous faut! »

Vestige d'une adaptation cinéma jamais concrétisée, le Mekon, l'ennemi personnel de Dan Dare (à droite, Les Edwards).

Finalement, une rétrospective sur les Pan Books of Horror et leur descendance, les anthologies Dark Voices et Dark Shadows dans les années quatre-vingts et quatre-vingt-dix, et les petits nouveaux qui arrivent, chez des petites maisons comme Atomic Fez. Les éditeurs ont été sévèrement étrillés dans les commentaires, pour changer d’avis de façon souvent imbécile au mépris de toutes les règles commerciales. Les exemples étaient particulièrement affligeants.

Les panels terminés, ne restaient plus pour l’après-midi que la clôture, et les différents pots et célébrations.

Les étroites ruelles de Brighton

Après la cérémonie de clôture, une petite réception pour fêter les 100 bouquins de Steve Jones (en fait 109, désormais), puis sortie dans les rues de Brighton, sous une petite pluie, pour profiter du Ghost Walk, la promenade de lieu de hantise en lieu de hantise. Et arrêt au Northern Lights, pub scandinave où l’on trouve de la cuisine finnoise et des petits verres de salmiakki!

Bon, là, j’ai pas le temps, je vais à la Dead Dog Party, la soirée de fin de convention. Je continuerai plus tard, si je trouve une connexion Wifi à Bristol, et si vous êtes sages.

P.S.: la fête du chien mort est terminée, je suis parti, plein de cidre de pomme suédois, de salmiakki et de fisherman’s friend (oui, oui, de la vodka assaisonnée aux bonbons du même nom; autant le salmiakki, à base de réglisse, fait mon bonheur, autant le fisherman’s friend me laisse sceptique), j’ai dit au revoir à toutes les connaissances encore présentes, et je vais maintenant boucler mes valises.

Ça risque de ne pas être triste…

Un petit verre de salmiakki pour la route!


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5 responses

29 03 2010
Breccio

Merci pour ces reportages. Le vent siffle et le temps file.
JDB
PS : message de Nicholas Royle : il était à la convention et il ne t’a pas vu. Par contre, il a croisé Benoît Domis.

29 03 2010
mantichore

J’ai effectivement croisé Nicholas dans un couloir, je l’ai salué mais il regardait ailleurs. Je ne l’ai pas revu ensuite. Et nous étions trois Français, à ma connaissance: Benoît Domis, Stéphane Marsan et moi. Pas mal de gens pas vus depuis longtemps (j’ai signalé les « Gallois »: John Carter, Bill Morris, Dave Bath et Gary dont j’ai oublié le nom de famille). Il y avait aussi l’un des anciens propriétaires de Fantasy Center et d’autres têtes plus vues depuis pas mal d’années. C’était très agréable et un peu vertigineux. Les années 80 ne m’ont jamais parues aussi lointaines et aussi proches que ce weekend. Sauf à l’époque, bien entendu. ^__________^

29 03 2010
Breccio

 » Les années 80 ne m’ont jamais parues aussi lointaines et aussi proches que ce weekend. »
1880 ou 1980 ?
JD

29 03 2010
mantichore

[inscrit une nouvelle petite croix noire face aux initiales JDB dans son calepin. Constate que la page est bientôt pleine…]

29 03 2010
Breccio

Je te recommande la vision de ce film, l’un de mes préférés :
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=3701
JDB

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