J-1

2 04 2010

Le Brisuanadon (sic) (œuvre d'Andy Council & Matt Pugh), basé sur les quartiers de Hotwells et de Clifton, à Bristol.

L’heure approche.

Le temps s’améliore — normal, je m’en vais —, je me suis baladé dans Bristol, aujourd’hui, j’ai visité le Bristol Museum and Art Gallery au pied de l’Université (une petite catastrophe, mon déclencheur d’appareil photo s’est cassé — heureusement, si le réparateur à Smart Talk n’a pas pu me le réparer, il m’a filé un trombone pour continuer à utiliser l’appareil; c’est fichtrement moins pratique, mais c’est mieux que rien). J’ai admiré des tableaux divers. Notamment, un Hollandais dont j’avais noté le nom sur un papier que je ne retrouve plus et qui, au XVIIe siècle, créait un réalisme photographique assez saisissant, les tableaux crypto-surréalistes de John Armstrong, et un Alta-Tadema dont la sensation de relief était elle aussi troublante — pas forcément des toiles immenses, mais d’agréables surprises esthétiques; mais vous devrez me croire sur parole, ça s’est passé entre le bris du déclencheur et l’avènement du trombone. Et je ne vous parle pas des fossiles, des dinosaures et des gamins qui couraient partout.

Bref: ne reste plus que l’exercice de géométrie topologique de rentrer tous mes biens dans mes deux sacs, dont un qui doit conserver les caractéristiques d’un bagage à main pour Easyjet. C’est un peu le principe inverse de celui du TARDIS. Que du bonheur…

The Bristol Boxkite

En plus, je ne suis pas très motivé. J’ai passé une journée d’oisiveté assez complète, je serais bien incapable de trouver encore autre chose à faire si je restais un jour de plus (à part visiter the Red Lodge et le SS Great Britain, certes: j’ai failli y aller aujourd’hui, mais l’indolence a prévalu). Mais l’idée de partir me répugne: c’est plus le déplacement que le retour en soi-même: et pourtant, si tout va bien, je ne devrais pas avoir plus de cent mètres à marcher (je ne compte pas les trajets à l’intérieur des aéroports, qui devraient rester raisonnables) entre la porte de mon hôtel à Bristol et celle de chez moi à Bordeaux. Oui, j’habite à Bordeaux: la rupture a été si complète, une semaine durant, que ça me fait tout drôle d’y penser.

Mais il faut compter avec les délais, les correspondances, les…

J’ai retardé autant que possible: j’ai revu le dernier épisode du Doctor Who de David Tennant que rediffusait BBC 3 et j’ai sympathisé quand il a dit qu’il ne voulait pas partir; j’ai regardé ensuite le premier épisode de la dernière saison d‘Ashes to Ashes sur BBC 1. Je n’ai plus rien d’autre à faire: il faut s’occuper des bagages.

Beuh.

Pas mal, pour une photo prise avec un trombone, non?

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