Trois jours en juin

15 06 2010

J’ai donc passé trois jours, grosso modo, à Paris. Ce n’est pas une ville où je me sens trop bien, curieusement. Je dis curieusement, parce qu’il n’est pas fréquent que je n’aime pas une ville. Les rares cas sont en général liés à des expériences malheureuses, et se classent dans le domaine du personnel. Mais Paris, je ne sais pas pourquoi, je ne m’y sens jamais vraiment à mon aise. Un séjour à Paris est un mauvais moment à passer. Pas atroce, attention! Mais pas bon non plus.

D’où ma surprise à constater que je me sentais assez bien à baguenauder le long des quais de la Seine vendredi, dans le chaud soleil qui remplaçait impudemment la pluie battante prophétisée par la météo. Et plutôt bien aussi dimanche à visiter le Trocadéro et à remonter tranquillement jusqu’aux Champs-Élysées sous l’agréable soleil qui remplaçait, etc. Je ne sais absolument pas à quoi ça tient. Pourtant, le métro se prenait toujours pour un sauna sale, mobile et bruyant, couvrant la musique de mon iPod malgré les écouteurs censés filtrer le plus gros du vacarme.

Samedi se tenaient donc les Futuriales, première instance d’un festival de SF, fantasy et fantastique à Aulnay-sous-Bois. Pas vu grand-chose de la ville, le lieu du festival se situant à un jet de pierre de la gare. Tout se tenait sous un chapiteau dans le parc, je suis essentiellement resté derrière ma table à guetter le chaland (il y en eut peu, un pour mon guide du fantastique en Folio, l’autre pour les Nombreuses vies de Cthulhu. Au moins, c’était harmonieusement réparti). Mais ça m’a permis de renouer connaissance avec des gens pas vus depuis longtemps, de découvrir de visu des correspondants assez réguliers, bref, de sortir le nez de chez moi pour me socialiser.

C’est pas du luxe.

J’ai aussi claqué plus d’argent qu’il n’était raisonnable (j’avais dit: je n’achèterai rien. On croirait que je commencerais à me connaître, à mon âge, pourtant) et visité le Père-Lachaise, de façon sinon exhaustive, du moins assez soutenue.

Et je suis revenu pour découvrir qu’il avait plu et que l’on m’avait piqué du courrier dans ma boîte aux lettres durant mon absence. Comme quoi, ce weekend, le bilan parisien surpassait le bordelais. Une fois n’est pas coutume.


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