Gravé dans le bronze

14 01 2011

1933 est une année marquante à bien des titres. C’est, entre autres, celle où King Kong ahurit les spectateurs au cinéma, où Billie Holliday chante Stormy Weather au Cotton Club. Chanson prémonitoire, le temps est en effet à l’orage: 1933, c’est aussi l’année où les électeurs font accéder au pouvoir un sale petit monsieur à moustache en Allemagne. Mais en mars 1933 paraît également le premier numéro d’un magazine populaire tout neuf, Doc Savage.

Ce nouveau venu est conçu pour exploiter le succès foudroyant d’un autre titre qui se vend énormément depuis plus d’un an, The Shadow. Son héros, the Shadow, «l’Ombre», est un justicier mystérieux ; dans les coulisses, il combat une faune de malfaiteurs qui a prospéré au cours de la Prohibition et qui trouve la Dépression hospitalière. Lancé par un programme de radio, presque par accident, the Shadow démontre qu’un filon existe, qui ne demande qu’à être creusé: ce qu’on va appeler le hero pulp, le magazine d’aventures titrant sur un héros récurrent à la différence des revues jusqu’ici consacré à un genre, comme Weird Tales, dédié à l’histoire étrange.

Mais alors que la concurrence publie des Phantom Detective, des Spider, et autres copies quasi-conformes, Street & Smith, l’éditeur du titre, opte habilement pour un héros qui prendra le contrepied du Shadow: le Shadow, en dépit de connaissances solides en plusieurs formes de combat rapproché et en magie de scène, reste un individu normal; Doc représente le summum du développement physique et mental auquel peut prétendre un individu rigoureusement élevé selon des principes scientifiques. Si Doc a pignon sur rue (et quel pignon: un des plus hauts gratte-ciel de New York, jamais nommé dans les romans, mais aisément reconnaissable comme l’Empire State Building!), est accrédité, respecté par la police et ne tue pas ses ennemis (enfin, au début, si, mais il se calme assez vite; ensuite, il traite les criminels pour en refaire d’honnêtes citoyens), le Shadow a un quartier général situé dans un lieu mystérieux ne figurant sur aucune carte de New York, travaille en marge de la loi et n’hésite pas à occire les malfrats qui s’écartent du droit chemin. L’identité du Shadow est un mystère, même pour ses propres assistants; Doc est connu du monde entier. Si le Shadow se cantonne essentiellement à New York, avec une prédilection pour Chinatown et ses mystères (certes, il voyage aussi, mais n’en fait pas une habitude), Doc court le monde, y compris les mondes perdus. Le Shadow s’en prend à des bandits redoutables et organisés, mais plutôt réalistes; Doc combat des super criminels dotés de ressources étonnantes, d’armes révolutionnaires et des inventions les plus folles. Le Shadow dirige une vaste organisation qui travaille dans une semi-clandestinité, Doc s’appuie sur cinq prestigieux spécialistes mondiaux, chacun une sommité dans un domaine particulier. La radio donne au Shadow le personnage de Margo Lane (qui inspirera une autre Lane, Lois, dans Superman, série qui doit beaucoup à Doc et au Shadow), mais Doc a une cousine, la belle et volontaire Patricia Savage, qui n’hésite pas à faire le coup de feu quand il faut — et quand Doc n’arrive pas à la retenir.

182 romans originaux — 181 parus, et un ultime, redécouvert lors de la réédition de la série par Bantam Books dans les années 60. C’est moins que les 325 du Shadow, bien plus populaire à l’époque, au point de passer bimensuel pendant un temps, mais cela demeure fort honorable. Sous le pseudonyme maison de Kenneth Robeson, une grande majorité des romans est l’œuvre de Lester Dent, natif du Missouri, sportif, explorateur, chercheur de trésors, convaincu qu’il écrivait des sottises jetables (disposable trash), alors qu’il débitait, mois après mois, les épisodes d’une grande machine à rêves adolescents qui continue de séduire. Il aurait aimé percer dans les magazines plus huppés et être reconnu comme auteur de polars, atteindre à un statut d’écrivain plus respectable.

Comme l’a décrit Philip José Farmer dans sa «biographie» de Doc, Doc Savage, his apocalyptic life, les aventures de Doc alignent une collection d’images frappantes, d’idées folles et de scènes d’Apocalypse: la terrible Vapeur du Néant de Kar dissout toute matière; les serpents lumineux du Mollah Mystique tuent leurs victimes par simple contact; les incroyables pouvoirs du Metal Master et du Vanisher inspireront des méchants au nom identique dans les premiers Marvel Comics de Stan Lee et Jack Kirby; une armée de criminels invisibles envahit les rues de New York; d’autres, revêtus de combinaisons d’argent et sortis d’on ne sait où, rançonnent impunément de riches cibles dans Manhattan; un escadron de géants blindés fait trembler le pays; des Vikings débarquent en drakkar à New York; un vieillard largement centenaire capable de tenir tête à Doc recherche une île fabuleuse où un mystérieux bruissement change les gens en squelettes; une neige rouge et fatale tombe sans bruit; les radiations d’un météore bleu rendent les hommes fous; la main d’un étrange homme pâle tue par des mouvements évoquant le vol d’un papillon; des objets sphériques inconnus traversent les États-Unis en quelques heures (dans les années trente, c’était une  performance impossible); des mondes perdus renferment des animaux que l’on croyait disparus, des civilisations oubliées et des trésors prodigieux…

On n’en finirait pas de relever les introductions étonnantes aux aventures de Doc, ces premiers chapitres d’accroche qui happent le lecteur et lui font dévorer l’aventure pour savoir le fin mot de l’affaire. Même si l’explication finale (car Doc trouve toujours une explication rationnelle aux phénomènes ahurissants qu’il rencontre — sauf pour sa dernière aventure où le doute demeure) déçoit parfois, la quête de la vérité a généralement demandé une succession d’exploits échevelés où l’arsenal de gadgets de Doc apporte une assistance non négligeable. Par ailleurs, Doc est le fils du New Deal: soutien de Roosevelt, il gère sa fortune fabuleuse, issue d’une mine maya perdue, pour lutter contre les méchants et soutenir l’industrie de son pays. Plus d’une fois, on découvre que Doc figure au conseil d’administration de telle ou telle compagnie stratégique, dont il a assaini les finances ou rectifié les errements.

Les pulps étaient la lecture des gamins qui, à la fin des années trente, allaient donner naissance au super-héros. Siegel et Shuster lisaient Doc Savage, on ne peut en douter: la Forteresse de la Solitude de Superman, au Pôle Nord, est une transposition directe de celle de Doc, dans les glaces du Pôle, où l’homme de bronze se retire périodiquement pour se livrer à des recherches dont les avancées extraordinaires sidèreront la communauté scientifique. Le gilet truffé de gadgets de Doc a inspiré Batman (personnage en lui-même fortement dérivé du Shadow, certaines des premières histoires de Batman trouvent leur contrepartie presque exacte dans des aventures et des adversaires antérieurs du Shadow) mais aussi James Bond. Et si Superman a adopté l’identité humaine de Clark Kent, difficile de ne pas remarquer que les états civils respectifs de Doc Savage et du Shadow sont Clark Savage Jr et Kent Allard.

Dans les années soixante, l’éditeur américain Bantam Books eut l’idée de ressortir les aventures de Doc Savage en édition de poche. Les couvertures de Jim Bama, avec leur photoréalisme troublant et leur représentation iconique forte (quoiqu’inexacte) de Doc, sont probablement responsables du succès initial, même si le maintien de bonnes ventes durant les années soixante suggère que les supersagas en elles-mêmes avaient bien retenu les lecteurs. Revanche malicieuse du destin: plusieurs tentatives pour rééditer The Shadow, sous divers styles de couvertures dont les plus réussies sont sans doute celles de Jim Steranko, échouèrent assez vite. Les aventures de Doc, même si les ventes ont fléchi inexorablement au fil de leur carrière chez Bantam, avec des couvertures souvent moins puissantes (signées Pfeiffer, Larkin ou Boris), allèrent jusqu’à leur terme, dans les années 1980, et suscitèrent l’écriture de nouvelles aventures, sous la plume du plus grand spécialiste de la série, Will Murray, et de son fan le plus prestigieux, Philip José Farmer. The Avenger, de «Kenneth Robeson», alias Paul Ernst, avait connu une résurrection aussi réussie, mais sur une vingtaine de romans originaux, seulement! Ron Goulart avait signé une douzaine d’aventures supplémentaires pour prolonger un peu la carrière de l’homme au visage modelable.

De nos jours, Sanctum Books réédite plusieurs séries de pulps (Doc Savage, The Shadow, The Avenger, The Whisperer) sous un format proche de celui des revues d’origine: reprise des couvertures anciennes (Baumhofer et Rozen) et des illustrations intérieures (Paul Orban pour Doc Savage, le grand Edd Cartier pour The Shadow) et, à l’occasion, restauration du texte d’origine, d’après les manuscrits ou la version publiée dans les pulps: Bantam coupait souvent les conclusions des aventures qui annonçaient les prochains exploits de Doc, (la réédition des romans dans un désordre total rendait gênant ce type de rappel) et les pulps raccourcissaient les manuscrits qui débordaient du calibrage. Le Trésor polaire ou Le Pirate du Pacifique ont ainsi retrouvé quelques paragraphes perdus depuis soixante-quinze ans.

De temps en temps, les comics tentent une adaptation, régulièrement décevante. La plus récente, supervisée par Brian Azzarello, promettait une remise au goût du jour du personnage. Le résultat est tristounet: pour Doc, on reste visuellement inféodé à l’imagerie de Bama; pour les assistants, c’est du grand délire — faute de guide préexistant, dirait-on: on a vu il y a quelques années Ham, parangon d’élégance des années trente, affublé par les frères Kubert d’une redingote et d’une fine moustache à la Fu Manchu, comme un dignitaire de la Belle Époque ou le méchant Simon Legree dans La Case de l’Oncle Tom! Les scénarios sont plutôt laborieux, malgré la présence initiale de Paul Malmont, auteur d’un roman d’hommage à Dent et Gibson (l’auteur du Shadow), The Chinatown Death Cloud Peril.

Au cinéma, une clause dans les contrats de Dent lui permettait de conserver tous les droits d’adaptation à la radio et à l’écran. De la sorte, il pensait trouver un marchepied vers Hollywood, et superviser les adaptations. Le résultat fut de bloquer plusieurs films, notamment, de façon posthume, un projet de tournage de L’Homme aux mille têtes avec Chuck Connors dans les années 60. Durant la décennie suivante, le film de George Pal fut désolant, et on respire de voir qu’un projet avec Arnold Schwarzenegger dans les années 90 n’ait jamais abouti. On raconte que Shane Black, réalisateur et scénariste relativement réputé (citons juste Kiss kiss bang bang), serait à l’œuvre sur un scénario et se dit fan du personnage. Des bruits encourageants, auxquels on se retiendra de trop croire, par prudence.

Doc Savage reste un glorieux exemple de littérature populaire, pour le meilleur et pour le pire: souvent écrite dans la hâte pour tenir les délais, la série retient son pouvoir, pour ceux qui veulent encore la lire. Si le style et certaines intrigues méritent parfois des réserves, le contenu charrie plus souvent qu’à son tour son avalanche d’action, d’aventure et de fantaisie, au sens large du mot: celui d’imagination.


Actions

Information

16 responses

14 01 2011
Zaitchick

Bel article.
Merci pour les chouettes illus et le dessin de Steranko.
Manty, tu es bath ! ^^

14 01 2011
Mantichore

C’est pas un jeu de mots, au moins?

J’aurais mis plus de Steranko (y a un dessin, et une couverture du Shadow, aussi), mais on verra ça quand je causerai plus spécifiquement de ce héros. Si j’en cause. Je l’aime moins que Doc, quand même…

15 01 2011
Breccio

Me trompé-je ou bien Doc est-il hideusement recoiffé dans la toute première illustration de Bama, celle — en théorie — du tout premier Bantam ?
A part ça, j’ai relu les adaptations Marvel dessinées par Ross Andru, récemment rééditées par DC (!), et j’aime encore bien.
JDB

16 01 2011
Mantichore

Bon, je profite de la remarque pour rappeler qu’en promenant sa souris sur les illustrations, on bénéficie de légendes habilement positionnées. Et qu’en cliquant, on les voit en plus gros.

La première illustration est celle qu’a livrée initialement Bama, avant qu’un directeur artistique de chez Bantam lui ait demandé de faire une coiffure « plus science-fiction ». Ce qu’a fait Bama en rectifiant la coiffure (basée sur celle de Steve Holland, un de ses modèles habituels, qui a également posé pour les Conan de Frazetta, ce me semble) pour en tirer la calotte qui est devenue la marque de fabrique de Doc.

Oui, les Andru/Palmer sont très jolis, surtout à partir du Doc n°2, qui rapatrie en catastrophe l’histoire dans les années trente, après un premier numéro au contexte plus contemporain. Mais le petit boléro bleu de Doc, porté sur son torse nu, c’était vraiment une idée idiote. C’est DC qui détient les droits actuels de Doc Savage, donc ils ont seuls le droit de rééditer ces anciennes histoires de Marvel, de même que c’est Dark Horse a réédité les Conan de Windsor-Smith ou Buscema.

17 01 2011
JayWicky

??? Qu’est-ce que c’est, ce Shadow déguisé en super-héros, dans un style Kirby du pauvre, édité par Archie… Series ? Ça sent l’incunable pour décadent. Ce qui :
– veut dire que j’aime
– n’est pas une contrepèterie.

24 01 2011
Breccio

Pour me faire pardonner mon erreur capillaire : selon la Grand Comics Database, la série Shadow d’Archie Comics est due à Robert Bernstein, puis Jerry Siegel (scénario), John Rosenberger puis Paul Reinman (dessins) ; on reconnaît le style de Paul Reinman sur la couverture reproduite ci-dessus.
JDB

24 01 2011
Mantichore

Ouais, j’avais bien pensé à Paul Reinman: ça a sa souplesse infinie. J’ai d’ailleurs lu un autre exemplaire de ce titre fascinant, qui avait échappé jusque là à ma soif de culture, où le vilain Dr Demon, un ancien Nazi en grand uniforme SS, qui était un rival d’Hitler, revient de son exil au bout de vingt ans pour se débarrasser de Shiwan Khan et du Shadow, les deux seuls obstacles sérieux à sa domination du monde. Franchement, le match de catch à trois avec course-poursuite qui s’ensuit est du grand n’importe quoi, c’est couillon comme ça n’en peut plus, c’est d’un dessin sans aucune grâce, d’une psychologie à faire passer Riquiqui et Roudoudou pour le nouveau Proust, mais ça se lit sans difficulté, à défaut de sans hilarité.

17 01 2011
Mantichore

C’est Archie Comics qui a commis ça. J’ai pas le nom des coupables sous la main (je suis au bureau), mais ça a duré huit numéros, c’est une horreur. Shiwan Khan, l’ennemi juré du Shadow, devient un ignoble coco maoïste, et le Shadow, après une teinture en blond, se pare d’un costume vert et bleu du meilleur goût. Les scénarios sont idiots et les dessins très laids. Ca a donc tout pour enchanter tes goûts dépravés.

Les années soixante n’ont pas été une bonne période pour le personnage: les tentatives de réédition, dans la foulée du succès de Doc, se sont plantées régulièrement, les nouvelles aventures en roman sont pas terribles, même le seul signé par Walter Gibson, Return of the Shadow. Et le dernier s’appelle Destination: Moon! Tout un programme!

Et en bédé, donc, y a Archie qui sévit.

Il faudra attendre la décennie suivante, et O’Neil et Kaluta, pour un essai plus réussi.

18 01 2011
JayWicky

Alors en plus d’être une déviation aberrante digne d’un jouet bootleg made in Hong Kong, c’est la *première* tentative de comic *book* (et non pas *strip* – parce qu’il y a eu ceux de Ledger Syndicate, traduits en « Judex » – oui, comme celui de Feuillade, en France) consacré au Shadow ??

C’est merveilleux. J’ai appris quelque chose aujourd’hui.

18 01 2011
Mantichore

Ah non, malheureux, c’est pas la première tentative d’adaptation du personnage en comic book, ce serait trop la honte. Je n’ai pas les références exactes, mais il y a eu un comic book à la fin des années trente [après googlage, il semble que ce soit en fait entre 1940 et 1948, 101 numéros]. Je sais que parmi les gens connus qui ont travaillé dessus, il y a Bob Powell. Et là, le Shadow a eu du pot, parce que sa série était relativement fidèle, alors que Doc Savage a dû porter un diamant mystique et une cagoule ridicule qui lui donnaient des super-pouvoirs idiots (le vol, essentiellement) pour apparaître dans son propre comic book.

18 01 2011
Po(p)litiques

Si j’ai bien compris, les rééditions de Sanctum Books sont aujourd’hui les seuls moyens de découvrir les romans d’origine ?
Ça m’intéresserait d’en lire un peu de Doc Savage, si possible. De lui je ne connais que la série parue dans Titans, donc bon… Il y a quelque chose à corriger. ^ ^

18 01 2011
Mantichore

On peut également trouver (sur eBay) les anciens romans réédités chez Bantam, qui avaient en partie été traduits en français chez Marabout, aux côtés des Bob Morane, à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix. Mais les éditions de chez Sanctum sont bien faites.

18 01 2011
Po(p)litiques

Merci, je pense que je vais effectivement commander du Sanctum chez A ma zône.
Y a en effet pas mal de Bantam et Marabout sur Ebay, mais d’une part les prix sont pas si bas et d’autre part les états sont souvent pas top et j’aime avoir des bouquins neufs. Ca m’énerverait en plus d’avoir des versions coupées ou mal traduites.

18 01 2011
Mantichore

C’est sûr que les précédentes éditions ont pris un gros coup de vieux. Là, je suis un peu en retard sur les dernières parutions de Sanctum, mais, parmi les numéros pas trop anciens, on trouve des histoires classiques comme The Phantom City, Meteor Menace ou Murder Melody. Personnellement, j’aime bien le diptyque Fortress of Solitude/The Devil Genghis, Cold Death et The Land of Terror. Mais y a aussi The Monsters (inspiration d’une des premières histoires de Batman, avec Hugo Strange) ou Fear Cay.

18 01 2011
Po(p)litiques

Ca peut être intéressant que je me lance en suivant l’ordre de parution ou tu as un autre avis ?

18 01 2011
Mantichore

Bah, les deux méthodes ont leurs avantages. Les lire dans l’ordre montre comment le personnage se structure, par exemple (dans les trois ou quatre premières supersagas, il tue avec une assez grande facilité, n’adoptant ses principes humanistes qu’un peu plus tard. Durant les années de guerre, le personnage s’humanise, perd de son impassibilité, pour devenir plus ordinaire, sans doute pour surfer sur la vague du polar qui arrive.)

Mais en piquant au hasard on n’est pas tellement perdu, chaque aventure se suffisant à elle-même (avec l’exception de The Devil Genghis qui suit les événements de Fortress of Solitude) même quand une histoire commence en un endroit qui s’explique par l’histoire suivante — L’Ogre des Sargasses après L’Oasis perdue, par exemple — on peut très bien vivre sans avoir lu le premier volet. Tous les éléments utiles à la compréhension de l’intrigue sont fournis ou rappelés au fur et à mesure, pour d’éventuels nouveaux venus. Et en piquant au hasard, on peut taper plutôt dans les histoires qui ont bonne réputation — toutes les sagas ne sont pas réussies, forcément.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :